Actualité -

10 Février 2020

L’empreinte coopérative et sociétale, une mesure plus complète

Les Banques Populaires mènent de multiples actions coopératives et responsables sur leurs territoires dans l’objectif d’avoir un impact positif sur la société. Afin de mieux mesurer et valoriser ces actions, la FNBP, en collaboration avec les Banques Populaires, a élaboré depuis 2011 un outil de recensement et de pilotage : l’empreinte coopérative et sociétale.

Cet outil repose sur la norme ISO 26 000 internationalement reconnue en matière de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Le réseau des Banques Populaires est le seul réseau bancaire à mener une démarche qui recense, trace et valorise cet engagement sociétal nourri par son ADN coopératif.

Ainsi en 2018, ce sont plus de 2 900 actions qui ont été menées pour près de 37 M€.

Une collecte qui évolue

Jusqu’ici, 4 grandes thématiques de l’ISO 26 000 étaient mesurées : la gouvernance coopérative, la relation aux consommateurs, l’engagement sociétal et l’environnement.

Pour la collecte des données de l’année 2019, trois nouveaux chapitres ont été ajoutés, afin de mieux rendre compte de tous les aspects de l’engagement des Banques Populaires :

  • Relations et conditions de travail : les actions des banques en faveur de leurs collaborateurs.

Par exemple : les actions pour améliorer la qualité de vie au travail, la santé et la sécurité des collaborateurs (activités bien-être, sérénité et sport au travail), les contributions au développement de leurs compétences, l’équité et la transparence de leurs systèmes de rémunération…

  • Éthique des affaires : les bonnes pratiques des affaires, notamment dans les relations avec les fournisseurs et sous-traitants.

Par exemple : les politiques d’achats responsables mises en œuvre (secteur adapté, ESS, fournisseurs locaux), les moyens de lutte contre la corruption, les actions pour favoriser les pratiques de concurrence loyale…

  • Droit des personnes : les contributions dans le cadre du respect des droits fondamentaux de toutes les parties prenantes.

Par exemple : les actions pour promouvoir la diversité et l’égalité des chances, pour lutter contre toutes les discriminations (sensibilisation des collaborateurs aux stéréotypes), les initiatives en matière de protection des données personnelles…

L’objectif de cette démarche est de rendre compte, très concrètement, en euros, du « + coopératif » des Banques Populaires.

Un site internet a été lancé en 2019 pour présenter 40 actions phares illustrant l’engagement des Banques Populaires sur leur territoire ainsi que les chiffres clés de 2018 : le Guide bleu.

Les critères pour définir les actions éligibles

Afin de mesurer cet engagement de manière rigoureuse, des règles ont été établies. Ainsi, sont prises en compte, dans l’Empreinte Coopérative et Sociétale des Banques Populaires, les actions :

  • Qui vont au-delà des obligations réglementaires.
  • Dont l’objectif premier n’est pas commercial.
  • Qui ne relèvent pas du métier bancaire classique et que pratique tout concurrent.

Les coûts valorisés


Pour chaque action, 4 grands types de coûts peuvent être valorisés :

  • Les dépenses : attestées par des reçus fiscaux pour les dons, des factures…
  • Les moyens physiques : mise à disposition par la banque de salles, de matériels, etc. au profit d’actions d’intérêt général.
  • Les moyens humains mis à disposition par la banque pour réaliser l’action.
  • Les manques à gagner liés à des taux préférentiels appliqués aux produits durables ou solidaires : sur-rémunération de livrets d’épargne ou effort de taux de crédit (microcrédits accordés à l’Adie, crédit PREVair de rénovation écologique d’un logement par exemple).